Ma Consolation (Obispo Pascal)

Je n'vais plus sécher sur les coeurs A prendre, me mouiller sur des pleurs, Je n'vais plus pêcher par erreur, Pour soulager mes peines, de peur De gagner la déprime en prime, Du moral au fond, on s'abîme, Pour des illusions légitimes D'idéales idylles. Ma consolation, Ma déraison, Ma dernière fréquentation. Maudit soit le mal, Tant de saisons, Mon réconfort, Mon calme, Contre ce mal au fond. Je n'vais plus pêcher sous-marine, Seul dans les profondeurs du spleen, Au coeur de l'eau, de l'océan, C'est lent, si l'on s'obstine. Je veux respirer l'oxygène, Des hauteurs de l'amour sans stress Et je suis sûr qu'il nous en reste, Puisque tu restes. Ma consolation, Ma déraison, Ma dernière fréquentation. Maudit soit le mal, Tant de saisons, Ma dernière apparition. Les mouchoirs et les violons, Je m'en méfie comme du poison, Mais qu'est-ce qu'on se sent seul au monde Sans consolation Ma consolation Je n'vais plus parler dans le vide, De ma vie, ex-amours du style Qu'on séduit et puis qu'on balance, Des chanteurs sans importance. Je n'vais plus parler désormais, Je vais taire une éternité, Inutile envie d'imbéciles, Car l'amour ne tient qu'à un fil Ma consolation, Ma déraison, Ma dernière fréquentation. Maudit soit le mal, Tant de saisons, Ma dernière apparition.